Vous l'avez compris, au centre de ces deux camps se situe l'islam. Jusqu'à ce que les musulmans nous apportent la preuve que leur religion, leur livre sacré et leur prophète ne pronnent que l'amour et la paix, et que ces beaux principes ne sont pervertis que par une poignée d'excités, nous posons le postulat que l'islam est intrinséquement nocif, obscurantiste, meurtrier et violent. Je ne vous ferais pas l'affront d'argumenter là-dessus, il suffit de regarder les informations et de surfer sur internet : combien de démocraties en terre d'islam ? Quel pourcentage de conflits engendrés par l'islam ? Les minorités musulmanes sont-elles persécutées en terres non-musulmanes ? Et le contraire ? Combien de mosquées en France, aux Etats-Unis, combien d'églises en Arabie Saoudite ? Une femme est-elle plus libre et égale à l'homme en Angleterre ou au Koweit ?

La liste de ces questions génantes pour les tenants d'un islam d'amour et paix est longue comme un jour sans pain. Mais si nous avions encore besoin d'élèments pour faire un choix, les "affaires" des caricatures et du pape sont là pour enfoncer le clou.

En effet, comment prouver qu'on est pacifiste et tolérant ? En faisant preuve de tolérance et en adoptant un comportement pacifique. C'est un truisme, et pourtant personne, du moins dans la classe médiatique, n'a véritablement relevé l'incohérence qui consistait pour les musulmans à prouver l'inanité des caricatures en brûlant des ambassades ou assassinant une bonne soeur. Bien-sûr, on peux me rétorquer qu'il s'agit là d'actes isolés d'une minorité... mais ce n'est pas vrai. Ou alors, c'est une sacrée minorité...

Mais allons plus loin. Nous avons vu que les pays musulmans étaient très majoritairement des dictatures. On pourrait alors supposer que le peuple subit cet état de fait, et ne suit pas forcément les dirigeants dans leur extrémisme. Las, nous avons les exemples de l'Iran et de la "Palestine". Ces deux entités ont connu des élections (plus ou moins) libres. Suffisament en tout cas pour que les électeurs puissent choisir entre des moins durs, des durs ou des très durs. Or, dans les deux cas, ce sont les plus durs qui ont obtenu la majorité. CQFD, le peuple soutien les positions de ses dirigeants, les peuples palestiniens et iraniens sont donc complices des propos de leurs chefs, quand ils veulent rayer Israël de la carte ou combattre l'ennemi occidenalo-judéo-croisé.

A ce stade, certains répondront qu'après tout, il suffit que les Etats-Unis se retirent de la zone, et qu'Israël se laisse vitrifier par l'Iran. Peut-être est-ce à cela que notre président Jacques Chirac pensait, l'autre jour, en disant que si l'Iran disposait de quelques bombinettes, ce ne serait pas grave. Pour nous non, finalement : l'Iran balance quelques bombes sur Israël (compte-tenu de la taille du pays, il n'en faudra pas des tonnes pour se donner les moyens ensuite de l'envahir complétement), simultanément Israël balance les siennes sur l'Iran et au passage sur la Syrie, et la zone est nettoyée ! Plus d'Iran, plus de Syrie, plus d'Iraël, et une zone à reconstruire pour les entreprises occidentales. Est-ce à cela que Jacques Chirac pensait ? Tant d'inconscience fait peur...

Pour les tenant de la théorie de "Israël responsable de tout", imaginent-ils une seconde que les militants du Hamas, une fois leur combat gagné, rangeront leurs armes et iront cultiver leur sable ? Croient-ils vraiment que si les Etats-Unis évacuent la zone, les choses iront mieux ? Là-bas, peut-être, pourquoi pas... Pour les Etats-Unis certainement, un repli égoiste sur leur continent leur assurerait une tranquilité provisoire, mais pour nous ? Nous deviendrions la nouvelle zone de conquête prioritaire, tous les moyens politiques et financiers seraient orientés vers les réseaux européens...

Abandonner le Moyen et le Proche Orient, comme nous l'avons fait pour le Liban dans les années 80, comme nous l'avons fait pour les partisans blancs en Russie, serait une nouvelle tâche indélébile sur notre honneur déjà bien terni. Vouloir sacrifier la seule démocratie de la région dans l'espoir d'une paix hypothétique serait un acte d'une lâcheté et d'une bétise rares...

Quel rapport avec Charlie-Hebdo, me direz-vous ? La résistance. Charlie-Hebdo a résisté à l'islamiquement correct, et a posé un premier acte clair de refus de l'obscurantisme islamique. Je suis probablement en désaccord avec 80% de leurs positions, mais cela semble bien futile par rapport à l'essentiel, assurer la survie de notre système démocratique qui, pour imparfait qu'il soit, est celui pour lequel nos aieux ont donné leur vie, et que nous sommes en train d'offrir aux fascistes verts.

Denis Greslin.